Dans un contexte national et international encourageant la recherche sur le thème de la
sécurité alimentaire, et face à une prise de conscience de plus en plus vive de la part des consommateurs et des pouvoirs publics, les activités du
LABERCA sont orientées vers l'étude du
risque chimique. Deux grandes catégories de composés entrant dans ce cadre peuvent être définies, à savoir d'une part les
résidus et d'autre part les
contaminants. Parmi les résidus, peuvent être distinguées les
substances d'origine naturelle (dont les hormones stéroïdes gonadiques, les hormones protéiques de type somatotropines) et les
substances xénobiotiques (dont les stéroïdes anabolisants, les corticostéroïdes, les beta-agonistes, les thyréostatiques). Parmi les contaminants de l'environnement, peuvent être cités les dioxines, les
PCB's, les
PBB's, les
PBDE's, les
HAP ou encore les produits phytosanitaires. Dans ces deux groupes, certaines substances sont soupçonnées d'avoir une activité perturbatrice du système endocrinien ; cette dimension retient de plus en plus l'attention de la communauté scientifique étant données les conséquences directes sur le consommateur. Le
LABERCA accordera pendant la période 2003/2007 une part de plus en plus importante à cette notion de
perturbation endocrinienne. L'analyse de ces molécules, le plus souvent à l'état de
traces au sein de
matrices biologiques complexes, nécessite l'utilisation de techniques d'identification toujours plus sensibles et spécifiques. La
spectrométrie de masse sous toutes ses formes restera donc le support analytique privilégié du laboratoire, afin de mener à bien les différents projets de recherche dans ce contexte général. L'ensemble de ces activités de recherche est conduit sous
certification ISO 9000:2000.